Réservée à une certaine catégorie de professionnels jusqu'alors, l'informatique s'est démocratisée et popularisée dès le milieu des années 1970.
Les machines énormes, chères et nécessitant des compétences de très haut niveau ont été progressivement remplacées et concurencées par des ordinateurs plus petits, beaucoup moins chers et souvent moins compliqués.
Pour cette raison, le parc informatique français s'est accru une première fois de manière spectaculaire vers 1975.
Avec l'arrivée du "Personal Computer" d'IBM, le fameux IBM PC au début des années 1980, l'informatique a franchi un nouveau pas en avant. S'imposant tout d'abord dans les entreprises de moyenne ou faible importance.
Cette nouvelle race de machine a naturellement poursuivi sa route jusqu'à nos maisons, nos centres de loisirs et tous nos pôles d'activités. Parallelement à toutes ces évolutions naissaient des problèmes pour lesquel aucune réponse n'était satisfaisante si l'on se référait à l'existant juridique.
Le nombre de fichiers comportant des informations nominatives grandissaient sans cesse, à la fois dans le secteur privé et dans les administrations. L'opinion publique s'inquietait du risque important de constitution d'un gigantesque fichier des français issu de l'interconnexion des fichiers existants, permettant pratiquement tous les recoupements dans tous les domaines: police, travail, race, religion, opinions, finances...
Les libertés individuelles étaient donc fortement menacées... Les droits de l'homme, si chers à nos constitutions successives risquaient d'être fortement malmenés par le progrès technologique et l'usage qu'on pouvaient en faire.
Bien d'autres raisons, comme la modification des comportements et usages commerciaux, ont conduit à la naissance de ce qu'on apple aujourd'hui... le "Droit de l'informatique"
